lundi 6 février 2012

Un Google a la Truffaut

J'ai pas vraiment le temps et pour Truffaut, il faut le temps.
Mais je ne pouvais pas rater ca, j'archive entre les pages de ce blog le tres beau Doodle a l'occasion de l'anniversaire de Francois Truffaut qui aurait eu 80 ans.
Si vous voulez en savoir plus

vendredi 27 janvier 2012

Le ronronnement du métro ou la très belle nouvelle de Louis-Samuel Berger

C'est un peu par hasard que je suis tombée sur le site du concours 24 heures d'écriture. Le principe pour les candidats sélectionnés, est d'écrire pendant 24 heures sans s'arrêter. Le concours a eu lieu en 2011 pour la deuxième fois et je trouve l'idée originale.
Bref, en vagabondant sur le site, ce n'est pas la nouvelle lauréate qui m'a interpellée - il y en a d'ailleurs deux - non, c'est le traitement pour le moins émouvant fait par Louis-Samuel Berger du trajet de la ligne 1 du métro parisien. Vous pouvez la lire en cliquant ici.

Vous y découvrirez un traitement original et très émouvant des pensées secrètes des voyageurs qui fourmillent dans le ronron quotidien du métro. Ou comme les pensées des uns rebondissent sur celles des autres sans qu'aucun d'eux ne se parlent pour autant. L'auteur nous offre un regard différent sur ces scènes 100 fois vécues en écho du rythme des ipods. C'est très beau.

vendredi 20 janvier 2012

C’est si bon que tu sois rentré* : Gilad Shalit ouvre son profil Facebook



A la libération de Gilad Shalit, retenu en otage plus de cinq ans par le Hamas dans un sous-sol de la bande de Gaza, la presse israélienne a signé un accord en s’engageant à respecter la vie privée du jeune homme et de sa famille. J’ai le souvenir ému de ce jour d’octobre ou nous étions scotchés à nos écrans d’ordinateur pour suivre en direct, la libération de ce jeune homme, devenu un peu moins jeune avec les années.
Cette semaine, Gilad a ouvert son profil Facebook. Comme un signe peut-être de retour à la vie normale.
De l’obscurité infernale, il nous est revenu dans la lumière d’hiver. Dans l’édition du grand quotidien qui a suivi sa libération, un appel a été lancé à lui écrire des lettres. Les plus belles ont été ensuite publiées. Et je me souviens bien l’émotion qui m’a saisie en les lisant, une à une, comme de précieux trésors. 

Il y avait dans ces auteurs beaucoup de femmes qui expliquaient la souffrance qu’elles avaient ressentie en imaginant la détention d’un de leurs fils, qui parlaient de leurs proches disparus pendant la guerre, qui racontaient les prières sans cesse renouvelées pour son retour. Une lui proposait aussi de le recevoir pour un repas de Shabat. J’ai touché du doigt ce sentiment généralement partagé dans le pays que Gilad était l’un des leurs. Chacun se l’était un peu approprié. Ou plutôt chacun s’était un peu approprié la peine de ses parents de savoir leur fils enfermé quelque part si près d’eux sans jamais savoir si l’issue serait la mort ou la libération.

Alors aujourd’hui,Gilad n’est plus une cause. Il est un Israélien comme les autres. Et tout le monde s’en réjouit. Moi, ça m’émeut même un peu.

*Titre de la chanson de Arik Einstein "Kama tov shebata", écrite à la nouvelle de sa libération et diffusée souvent pendant ces quelques jours où le pays était suspendu à l’idée de ce miracle – et de ses conséquences sur la libération de terroristes.

mardi 20 décembre 2011

Cher Vincent: expérience ambivalente aux Bouffes du Nord


J’ai pas mal hésité avant de vous écrire. Après tout, vous l’avez dit vous-même, vous ne répondez jamais aux trucs “comme ça”. Et puis, j’ai réalisé que je n’attendais pas vraiment de réponse. C’est plus des choses que j’aurais voulu vous dire. Mais encore une fois, devant vous, j’ai perdu mes mots.
J’appréhendais un peu, avant de prendre le train pour venir voir votre spectacle. J’avais certainement un peu peur de ne pas retrouver votre manière délicate de pointer du doigt les habitudes et les passions collectives pour faire sourire votre public. Vous avez certainement vous aussi déjà connu ce sentiment, quand vous suivez avec autant d’attention un artiste et qu’il change un petit peu de voie, vous vous demandez si vous retrouverez ce que vous avez toujours apprécié dans ses spectacles. Ce qui vous a souvent ému.
Déçue je ne l’ai pas été à proprement parler. J’ai même assez aimé ce collage fantaisiste des petites choses qui ont marqué les époques : de la balade anachronique de Simon dans les vestiges de la mémoire collective et sélective,  au montage bigarré de ces images en noir et blanc que l’on devine troquées pour quelques euros dans les brocantes des week-ends pluvieux.
J’ai aimé les rires enregistrés qui faisaient écho aux noms des villes qui n’étaient pas Paris, les chorégraphies folles, la projection sur le rideau cabossé de la grâce de jeunes filles un peu timides et ces images bancales de soirées familiales où l’on dansait pour célébrer. Non, je me suis bien plu entre les murs du Bouffes du Nord dont vous avez astucieusement exploité l’espace scénique. A la manière d’un grand comédien, certainement.
Mais voilà, si je vous écris ce soir, c’est parce qu’entre les mailles de ce patchwork temporel, je suis tombée sur un défaut, un point de trop peut-être. Quand vous avez évoqué “l’attentat de la rue des Rosiers”, j’ai bien compris que vous pensiez qu’il s’agissait là d’un bouleversement dans une France jusque là “assez préservée” et que vous pensiez qu’en cela, il était assez « symptomatique » d’une époque où l’on qualifiait de “violent” les jeux d’arcade où on tirait sur des avions. J’ai également apprécié le décalage que vous avez voulu mettre en relief avec le monde d’aujourd’hui où les vieilles disquettes de jeux en deux dimensions paraissent presque touchantes.
Mais ce que je n’ai plus compris c’est le fond imagé qui accompagnait la chanson: ces mêmes avions de guerre, aussi obsolètes soient-il et cette évocation incongrue avec “la bande de Gaza” – je n’ai pas vraiment retenu les paroles, je le regrette - mais il s’agissait, il me semble,de l’association singulière des mots« plages » et« tirs » (?).
Alors oui bien sûr, vous grossissez les traits d’une époque pour faire appel, dans la mémoire de vos spectateurs, au décalage avec les jours d’aujourd’hui et en montrer parfois l’absurdité. Vous riez des modes qui déchainent les passions avant de s’évanouir dans le quotidien. Vous souriez de la perception que le passé a eu du futur.
Mais pourquoi lier cet attentat dont on ne peut franchement pas rire – chez votre amie qui y avait perdu son oncle, il y avait une boîte avec les articles sur l’attentat qui évoquait le traumatisme et c’est profondément triste – à ces avions de guerre qui défilent en noir et blanc aussi peu réalistes soient leurs contours et à la« bande de Gaza ».
J’aurais certainement apprécié un peu plus de retenue sur ce sujet sur lequel vous ne donnez finalement pas vraiment d’avis mais que vous avez pourtant franchement choisi d’évoquer et de chanter. C’est soit un peu trop, soit pas assez. Symptomatique d’une époque peut-être. Gaza, un point lointain sur une carte, certainement. Mais le lien entre les deux n’est pas clair et quand vous choisissez de les associer dans une chanson, cela ne tient certainement pas du hasard, vous pesez toujours exactement vos mots. Je connais assez bien vos chansons pour le savoir.
Si vous êtes un chanteur engagé soyez-le franchement, libre à votre public de vous suivre. Ou pas. Mais cette prise de position tiède sur des sujets qui remuent m’a contrariée. J’ai vécu plusieurs années en Israël, ma sensibilité est certainement différente de celle de votre public qui est pourtant déjà hétéroclite. Vous comprendrez donc mon exigence quand j’entends parler de ces endroits que j’ai moi, connus de très près.
Alors voilà, aujourd’hui, les critiques culturels français vous encensent avec des jolis mots et des phrases absconses aussi – Libé restera toujours Libé – mais nous, on vous a aimé depuis le début, depuis votre Paris fantasmé en passant par votre jolie analyse théâtrale des moments précieux qui suivent la rencontre ou les ambiances cinématographiques souvent entremêlées à vos chansons, alors je me suis permise, aujourd’hui, de vous écrire ma contrariété avec mes armes à moi – la nuit m’a porté conseil et puis je suis plus à l’aise pour agencer les mots avec un clavier que devant vous à la sortie d’un théâtre. J’espère qu’à défaut de répondre, vous saurez au moins l’entendre.
Bonne continuation et à bientôt, certainement.

Memory de Vincent Delerm : Du 6 décembre 2011 au 30 décembre 2011au théâtre des Bouffes du Nord, à Paris puis en tournée un peu partout.

lundi 12 décembre 2011

Entracte publicitaire

Je valide l’inscription de ce blog au service Paperblog sous le pseudo ananim

Un Google littéraire : Madame Bovary à la fenêtre

Pour le 140ème anniversaire de Flaubert; nous avons le droit aujourd'hui à un Doodle littéraire.
Une bonne illustration pour commencer la semaine.
Pour en savoir plus...

jeudi 8 décembre 2011

La beauté chronometrée* et un Google artistique



Seconds Of Beauty - 1st round compilation from The Beauty Of A Second on Vimeo.


Ce matin, sur France 24, en mangeant mes céréales au chocolat dans lesquelles j’avais ajouté quelques bouts de carrés noirs en plus, j’ai vu une formidable vidéo. Pendant la chronique Web qui passe entre 7h30 et 8h, à un moment par là, mes yeux se sont écarquillés devant le joli montage « The beauty of a second* ».
La marque Mont blanc a proposé aux internautes de « capturer la beauté en une seconde ». S’en est suivie cette vidéo, très poétique, qui raconte avec délicatesse, les nuances de la beauté humaine. C’est un bébé qui sourit, un chat qui ferme son oeil allongé, une couleur qui choque, des cheveux dans le vent, un enfant qui s’étonne ou une femme qui tombe amoureuse.

Si vous souhaitez participer au troisième round, il suffit de vous rendre sur le site de la marque. Vous avez jusqu'au 13/12 mais il ne vous faudra qu'une seconde bien choisie.
Après, en arrivant, il y a eu ce joli Google artistique, je me suis dit qu'il mériterait peut-être sa place sur le prochain montage.